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dimanche 18 février 2024

La dénazification, mission impossible




La dénazification, mission impossible: Mise en place dès la fin de la guerre, la dénazification de l'Allemagne a durablement sorti la société allemande des affres du totalitarisme. Et pourtant ! Cette vaste opération d'épuration fut loin d'être totale et a connu bien des ratés et des limites. Regardez le documentaire La dénazification, mission impossible en intégralité et en replay sur la chaîne de télévision LCP - Assemblée nationale

Le débat qui suit est aussi extrêmement intéressant. Il fait participer Johan Chapoutot. (Lien)

Attention, le documentaire et son prolongement n'est disponible que jusqu'au 7 mars.


Ci-dessous je propose un QCM qui peut servir de point d'appui pour les élèves pour prendre des notes sur de documentaire. C'est du moins comme cela que je l'utilise en classe.

samedi 20 janvier 2024

Les JO, c'est politique !

 Notes sur l’émission « Concordance des temps » (samedi 20/01/2024)

Le sport entre deux blocs 

 Jeux Olympiques modernes : Le 23 juin 1894, à la Sorbonne (Paris), les délégués de neuf pays fondent le Comité International Olympique (CIO). De ce jour date la renaissance des Jeux Olympiques. A l’origine, il s’agissait de rassembler, dans des événements sportifs, une sorte d’aristocratie des sportmen, sur le modèle des jeunes anglais des bonnes écoles. D’où l’accent qui est mis au départ sur l’amateurisme des sportifs qui participent aux JO. Mais il y a une évolution cf : Pierre de Coubertin, le fondateur des JO modernes affirme que « l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau » (1935).

1921-1931 : Internationale rouge du sport => spartakiade (1927, Moscou)

1936 : JO de Berlin. Utilisés comme la vitrine du régime nazi

 

Après 1945, on voit renaître l’olympisme. Il y a une tension entre une défense d’un internationalisme pacifique et en même temps, une promotion de la compétition entre Etats, à travers le décompte des médailles. Les soviétiques entrent dans le circuit international du sport : l’URSS y voit la possibilité de s’engager dans une « diplomatie populaire » et de s’adresser à des opinions publiques qu’ils ne touchaient pas avant. L’URSS entre au CIO en 1951. Le pays investit dans le sport en créant le statut d’ « amateur d’Etat » càd des athlètes payés par l’Etat pour pouvoir s’entraîner (Rq/ dans le camp d’en face, on a le même style de torsion du principe de l’amateurisme avec la participation des militaires américain dans les compétitions sportives).

Les JO ont constitué entre 1945 et 1990 le champ de bataille d’une guerre d’influence entre les deux blocs, sans compter que les nations du Tiers-Monde tentaient de jouer leur partie.

 

1952 : JO de Helsinki (pays neutre)

2 villages olympiques. Les athlètes du bloc de l’est ont leur propre village olympique séparé. Espace clos, mais à mesure que les compétiteurs soviétiques font preuve, sur les stades, de fraternisation avec les autres compétiteurs, le village du bloc de l’est s’ouvre => repas organisé par les soviétiques entre rameurs de tous pays, avec toasts portés à l’amitié entre les peuples.

Le bloc soviétique utilise les athlètes pour mettre en avant son modèle cf Zatopek, le tchécoslovaque, qui a remporté successivement le 10 000 mètres, le 5 000 mètres et le marathon fait des conférences publiques où il vante le modèle communiste.

 

1956 : JO de Melbourne

Village olympique commun

Insurrection en Hongrie et sa répression par les soviétiques => plusieurs pays boycottent les JO. (ex. Pays-Bas. Un match de Water-Polo entre équipe soviétique et équipe hongroise donne lieu à une photo d’un nageur hongrois le visage couvert de sang à la suite d’un coup de crosse hongrois. Cette photo est titrée dans la presse « le bain de sang » avec une référence explicite à la répression.

https://www.dailymotion.com/video/x7r2bnp

A l’issue de ces jeux, 38 membres de la délégation du bloc de l’est décident de ne pas rentrer dans leur pays : ils « font le choix de la liberté » (référence au transfuge soviétique Kravtchenko et au titre de son livre publié en 1946 à New York). Une opération est montée par les dirigeants de Sports Ilustrated (magazine de sport, très populaire aux EUA, fondé par Henri Luce – Fortune, Time …- en 1954) pour les aider à émigrer aux Etats-Unis. En Janvier 1957, Freedom tour : ces transfuges font une série de réunions publiques pour lever des fonds pour aider les exilés hongrois.

Cf “Sports Illustrated and the Melbourne Defection”, Toby C. Rider, in  Cold War Games: Propaganda, the Olympics, and U.S. Foreign Policy , 2016, Pages 103–121. https://doi.org/10.5406/illinois/9780252040238.003.0007

A partir du milieu des années 1950, de plus en plus de compétitions internationales s’organisent, qui constituent autant d’occasions de rencontre entre les  athlètes des deux blocs. Pas seulement les JO cf aussi les « mondiaux » de tel ou tel sport.

1960 : Rome  +  1964 :Tokyo


1968 : JO de Mexico

1ere fois qu’ils sont retransmis en Mondivision  et en direct.

1er contrôles antidopages

Pour la 1ere fois, pas d’équipe allde (faussement) unifiée -> 2 délégations RFA/RDA

Dans le contexte de la lutte pour les droits civiques aux EUA, des athlètes mettent en scène leur dénonciation de la discrimination raciale et son soutien à la cause afro-américaine ccf la photo célèbre de Tommie Smith et John Carlos, poings levés et gantés (comme les Black panthers) sur le podium du 200 m

= mise en scène des tensions internes au sein du pays, largement reprise par la propagande soviétique.

Mais de la même manière, la gymnaste tchécoslovaque Vera Čáslavská  (4 médailles d’or) baisse ostensiblement la tête sur le podium au moment où retentit l’hymne soviétique : contexte = la répression du printemps de Prague.

Les pays nouvellement indépendants issus de la décolonisation sont l’objet de la propagande sportive des deux Grands : accueil d’athlètes du Tiers-Monde dans les universités, US comme sov, et distribution de bourses, construction d’infrastructures (ex. stade de Jakartà construit en 1962 sur des fonds soviétiques), organisation d’événements sportifs…

 

1972 : JO de Munich

La prise d’otages des lutteurs israéliens par le groupe « Septembre noir » palestinien qui a tourné au carnage lors de l’assaut final. Le tout est suivi en direct par 690 millions de téléspectateurs. Les preneurs d’otages réclamaient la libération de 200 prisonniers palestiniens, mais la 1ere ministre israélienne Golda Meir est intransigeante et refuse de négocier avec les terroristes. Malgré tout, c’est l’occasion de mettre au 1er plan de la scène internationale la question palestinienne.

Le village olympique était ouvert à la circulation et c’est la mise au premier plan de la question de la sécurité des athlètes et des installations (ce qui alourdira considérablement la facture des JO suivants cf le fiasco budgétaire des JO de 1976 à Montréal.)

 

L’ère des boycotts

1976 : JO de Montréal

En 1976, de nombreux pays d’Afrique boycottent les Jeux olympiques organisés à Montréal. Ce boycott n’est pas le premier du genre, l’olympisme est coutumier des scandales sportifs ou politiques. À Melbourne en 1956, six pays boycottent les JO. L’Égypte, l’Irak et le Liban protestent contre l’occupation franco-anglaise du canal de Suez, tandis que l’Espagne, les Pays-Bas et la Suisse manifestent leur désaccord avec l’intervention soviétique en Hongrie. Cette fois à Montréal, le boycott est massif et sans précédent, soulignent les chercheurs Catherine et Éric Monnin, auteurs du Boycott politique des Jeux olympiques de Montréal, aux Presses Universitaires de France. C’est presque tout un continent qui refuse de participer aux épreuves olympiques. Les pays africains dénoncent l‘apartheid en Afrique du sud. 

 

La question du dopage des nageuses est-allemandes est l’occasion de remettre en cause les pratiques anti-sportives au sein du bloc de l’est. https://youtu.be/mYuzMtoOOOs

 

1980 : JO de Moscou

 


Dès 1956, les dirigeants sportifs soviétiques évoquent la possibilité d’accueillir les JO. Ils investissent dans les infrastructures pour être en mesure de les accueillir. Ces Jeux ont permis la modernisation des services et lieux d’accueil des JO. La cérémonie d’ouverture est une réussite de la propagande soviétique : grands tableaux extrêmement réussis mettant en avant l’histoire et la culture russe et les valeurs de l’olympisme, la paix dans le monde … Mise en scène grandiloquente qui va servir de modèle pour les cérémonies suivantes.

Boycott des Etats-Unis, dont le prétexte est l’invasion de l’Afghanistan par l’armée rouge en 1979, mais le principe du boycott est évoqué bien avant, dès la connaissance du choix de Moscou comme ville d’accueil des JO. La dénonciation du non-respect des droits de l’Homme sert la propagande US. Mais le boycott n’est pas généralisé, même au sein du bloc des nations dites libres et les JO ont tt de même lieu sans trop de perturbation. En Europe, seule l’Allemagne de l’Ouest et la Norvège boycotteront ces Jeux. La France, l’Italie et la Grande-Bretagne maintiennent leur participation mais à des conditions différentes. Certains pays participeront mais sous bannière olympique. D’autres, comme la France notamment, refuseront de participer à la cérémonie d’ouverture.



 1984 : JO de Los Angeles

Boycott cette fois-ci des pays du bloc de l’est, encore que les occidentaux aident les athlètes de la Roumanie et de la Yougoslavie à participer à ces jeux. Et grand retour des sportifs chinois sur la scène olympique.

Ce sont des jeux qui ont été accusés d’être vendus au privé. MacDonald finance le stade nautique et Fuji le pas de tir. Le droit de porter de la flamme olympique est monnayé 3000$ du km. Pour la 1ere fois, présence des sponsors officiels qui achètent le droit d’utiliser l’image et le logo des JO => cf Fidel Castro qui dénonce cette marchandisation du sport (en 1988 à Séoul, la délégation cubaine boycottera les JO)


Lien vers une trace écrite d'un ancien sujet d'étude JO pour les STI 

Lien vers émission : sport et diplomatie



samedi 28 décembre 2019

Analyse extrait discours Che Guevara

Cuba si, Yankee no (10 juillet 1960)


Camarades,
Nous sommes […] réunis dans ce lieu […] qui, de toutes les tribunes révolutionnaires de Cuba, symbolise le mieux la dignité et l’ardeur militante de son peuple.[…] Le peuple réuni ici a dit NON à l’intrusion étrangère […]jusqu’à faire de Cuba l’avant-garde de l’Amérique. Et à ce moment-là, l’Amérique lâcha ses fauves qui étaient, malheureusement les fils de ce même peuple et qui, de Floride, se jetèrent sur une Havane sans défense.[…][Alors] nous nous sommes trouvés en présence de l’avertissement du Premier Ministre de l’URSS (Applaudissements) qui bouleverse le caractère de notre propre avertissement. Envahir Cuba maintenant ne signifierait nullement la destruction de tous ses édifices par les bombes ennemies, cela ne signifierait pas seulement le massacre sans pitié de nos fils, de nos femmes, de tout notre peuple par les forces aériennes et par l’énorme supériorité de l’ennemi, cela signifierait quelque chose de plus qui doit faire réfléchir les hiérarques du Nord : l’invasion signifierait que les missiles atomiques peuvent effacer une fois pour toutes la nation qui incarne aujourd’hui la misère du colonialisme.(Applaudissements)
Ces fils du Pentagone et des monopoles nord-américains qui ont promené jusqu’à présent, sur les champs d’Amérique, leur arrogance, doivent prendre garde et bien penser à cela : Cuba n’est plus l’île solitaire au milieu de l’océan, ayant pour seule défense les poitrines de ses fils et les poitrines généreuses de tous les déshérités du monde. Cuba est aujourd’hui une île glorieuse au centre des Caraïbes, défendue par les missiles de la plus grande puissance militaire de l’Histoire.[…] Aujourd’hui, [les Etats-Unis] se trouvent face à une situation mondiale extrêmement neuve. La balance du pouvoir s’est inclinée définitivement dans le monde et les forces partisanes de la paix et de la coexistence pacifique ont triomphé et ces forces augmentent de jour en jour, et leur pouvoir de représailles devient de plus en plus redoutable.[…] Comme message à notre chef suprême qui n’est pas parmi nous en cette occasion, comme expression globale de la volonté d’un peuple, je vous demande de faire vibrer dans l’appareil récepteur de Fidel un seul cri lancé par toutes les bouches cubaines : « Cuba si, Yankee no ! » (La foule reprend le cri)

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Éléments d'analyse

Che Guevara = archétype du révolutionnaire moderne, symbole de la lutte des pays d’Amérique latine pour leur indépendance vis-à-vis de la domination américaine. Médecin argentin, marxiste, il abandonne tout pour soutenir le gouvernement du Guatemala en pleine réforme agraire en 1953, mais celui-ci est renversé par la CIA. Puis il s’associe à la révolution cubaine contre Batista, dictateur corrompu  soutenu par les EUA. Ancienne colonie espagnole, Cuba est libre depuis 1901, mais les Américains y contrôlent le pouvoir politique et exploitent les principales ressources économiques (plantations de tabac, de canne à sucre + tourisme). Cuba est aussi l’arrière-cour des opérations mafieuses qui ont pour débouché le marché US.
La révolution aboutit au début de l’année 1959. Castro devint le 1er ministre du nouveau régime, reconnu par les EUA. Mais la rupture entre les deux pays a lieu très vite et se voit dans le doc qui date de juillet 1960. 
En quoi celui-ci est typique d’un discours de guerre froide tout en comportant des spécificités propres aux préoccupations de l’Amérique latine ?

I/ « L’avant-garde de l’Amérique » : la lutte contre la nation qui incarne « la misère du colonialisme »
1- La rupture progressive entre la Havane et Washington
La réforme agraire lancée par Castro en mai 1959 se heurte aux intérêts US à Cuba. Les latifundiaires amer sont expropriés. + nationalisation d’entreprises appartenant à des compagnies amer (sucreries et raffineries de pétrole).
En rétorsion, les EUA menacent de revenir sur l’accord de quotas sucrier qui permet à Cuba de vendre son sucre aux EUA au-dessus des prix du marché en échange de l’ouverture de Cuba aux produits américains. C’est chose faite en juin 1960.
Cuba se rapproche de l’URSS dès le départ pour compenser la dégradation des relations économiques avec les EUA.

2- Le soutien US aux anticastristes
Des raids contre Cuba sont organisés depuis la Floride avec la complaisance des autorités amer à partir de l’automne 1959. (ce qui explique les lignes 4 et 5)
Parallèlement, les médias US mettent l’accent sur ce qu’ils considèrent comme des dérives communistes graves (procès politiques, exécutions publiques d’opposants)
Enfin, les EUA ont refusé de fournir l’aide économique qui est demandée par Castro dans un 1er temps, sur le modèle du plan Marshall. Après la radicalisation du régime de la Havane, les EUA suspendent les importations de sucre puis décrètent un embargo total de l’île sauf les produits alimentaires et les médicaments. Dans la foulée, les EUA promettent 500 millions de dollars d’aide aux pays d’Amérique latine pour les empêcher de basculer dans le camps castriste.

3- La rhétorique anti américaine dans la droite ligne du tiers-mondisme
A Bandoung (1955)est né le concept de Tiers-Monde. Ses leaders sont la Chine, l’Inde, l’Egypte, la Yougoslavie de Tito. Aucun de ces pays n’est véritablement neutre, ni totalement « non aligné ». Ils sont proches de l’URSS sans pour autant lui obéir. Che Guevara fait le tour de ces pays pour « vendre » la révolution cubaine entre 1959 et 1960. Il prône une voie cubaine vers le socialisme, comme il y a une voie chinoise … Il devient le leader du tiers-mondisme qui se développe dans les années 1960 autour et grâce des conférences de la CNUCED (conf des nations unies pour la croissance et le développement) qui sont autant de tribune pour condamner les anciennes puissances coloniales, responsables selon les leaders du TM, de l’état catastrophique des économies des pays nouvellement indépendants donc de leur sous-développement. Ces anciens pays colonialistes sont soupçonnés de mener toujours une politique impérialiste, mais en sous-main, par le biais des agents économiques.

Dans le discours, les EUA sont assimilés à ces anciennes puissances coloniales. L’objectif de Guevara est de diffuser en Amérique latine le mouvement initié à Cuba de libération des peuples de la tutelle américaine (voir le cri « cuba si, yankee no) et c’est pour cela qu’à la fin des années 1960, il se rend en Bolivie où il sera assassiné.

II/ Le soutien soviétique
1- Un régime rapidement communiste
Au départ, mise en place d’un gouvernement de coalition dont les plus modérés sont rapidement exclus au gré des rumeurs de complot contre Castro.
Le 13 février 1960, un accord commercial et financier est signé entre Cuba et Moscou. L’île, progressivement, passe sous aide économique soviétique.

2- La protection militaire soviétique
Période de la guerre froide = coexistence pacifique, lancée par Khrouchtchev. Il s’agit d’éviter les affrontements directs entre URSS et EUA, qui se déportent sur la recherche d’alliances nouvelles. Dans ce cadre, Cuba représente un atout de poids dans le bloc contrôlé par l’URSS du fait de sa proximité des côtes des EUA. C’est ce qui expliquera la « crise des fusées » entre juillet 1961 (installation des rampes de missiles soviétiques à Cuba) et octobre 1962.
La nouvelle alliance soviétique de Cuba place donc l’île dans une position nouvelle vis-à-vis des EUA : « Cuba est aujourd’hui une île glorieuse au centre des Caraïbes, défendue par les missiles de la plus grande puissance militaire de l’Histoire », ce qui équilibre le rapport de force entre la petite île et l’ »énorme supériorité de l’ennemi ».

3- Une rhétorique classique de guerre froide 
L’URSS et son allié cubain sont présentés comme le camp de la paix qui ne font la guerre qu’en « représailles » ou pour se défendre. A l’inverse les EUA sont présentés comme des fauteurs de guerre, sans retenue et sans « honneur » : « L’Amérique lâcha ses fauves » + « massacre sans pitié de nos femmes et de nos fils ».

Conclusion
Remise en cause doctrine Monroe. Le continent américain n’est plus la chasse gardée des EUA ? cf Cuba et les autres pays d'Amérique latine => néobolivarisme.



lundi 26 août 2019

Vivre la Guerre Froide

ancienne TE du cours


Qu’est-ce que la guerre froide ?
Conflit idéologique entre deux modèles de société, qui tous deux cherchent à s’étendre et à détruire l’autre. Car antagonisme de nature entre les deux modèles.+ Contexte de relatif équilibre des forces (deux grands Etats, fortes armées et équilibre de la terreur) => tout conflit direct est impossible
=> URSS et EU sont condamnés à trouver des alliés, à séduire les populations pour diffuser leur modèle, à déstabiliser le camps adverse pour l’amener à faire des erreurs en terme d’image de marque sur la scène internationale. Il y eut des guerres pdt la guerre froide. Elles concernent des moments où les EU décident de stopper l’expansion du communisme (théorie du containment et des dominos)…mais le plus souvent, la guerre froide s’exprime par des moments de fortes tensions pour des enjeux symboliques (Berlin, Cuba)
=> Les populations sont les enjeux des politiques des deux superpuissances
Dans ce contexte, la propagande et le contrôle des populations, la maîtrise de l’opinion publique sont cruciaux.

I/ Diffuser et séduire : propagandes et débats intellectuels de la guerre froide
A)    La propagande soviétique 
1- Le paradis des travailleurs
  • PC au service des ouvriers et des paysans. Pas de patrons et donc pas d’exploitation. Juste répartition de la richesse (services publics quasi gratuits …).
  • La science et l’éducation au service du peuple (ex. Lyssenko, la génétique n’existe pas, il n’y a que des caractères acquis, conditionné => un monde meilleur est possible) (voir post de ce blog Science et idéologie)
Thématique encore renforcée au moment de la coexistence pacifique et de la Détente = faire la preuve que le modèle com est le meilleur par le dvlppt économique de l’URSS (stratégie de Khrouchtchev) et par les réussites techniques (Spoutnik)

2- Un paradis attaqué par les forces du mal
  • Les EU sont les agresseurs, les impérialistes. Le capitalisme ne peut tolérer à côté de lui un système communiste qui fait la preuve qu’il peut fonctionner
ð  Gde attention de la part des dirigeants sov. à toujours laisser les US prendre les initiatives et à, en apparence, ne faire que répondre : Cf. Pacte de Varsovie seulement en 1955 quand l’OTAN = 1949. Cf. Création de la RDA après celle de la RFA . Cf. Interventions du pacte de Varsovie à Budapest et à Prague, pas de l’armée rouge …Cf. Propagande communiste en France et en Europe contre les GI’s  « US go home !) Cf. Appel de Stockholm contre l’arme atomique etc

3-Les intellectuels au service de la propagande
  • Doctrine jdanovienne du réalisme soviétique
  • Dans les pays européens où il existe de forts partis communistes = les intellectuels engagés et les compagnons de route => débat : peuvent-ils garder leur liberté critique ? cf. Mot de Sartre «  ne pas désespérer Billancourt » = il faut garder pour soi ses critiques pour ne pas affaiblir le mouvement communiste. Idem à propos du procès Kravchenko (« j’ai choisi la liberté »)

B) La propagande américaine
1- La terre de la liberté
  • Insistance sur les droits de l’Homme et la démocratie => les alliés des EU sont incités à approfondir la démocratie (ex. Japon) (ex. Les EU soutiennent la construction européenne)
  • Condamnation de la terreur stalinienne et de l’URSS comme un Etat totalitaire (définition du concept par Hannah Arendt, philosophe allemande exilée aux EU en 1951 dans son livre Les origines du totalitarisme : URSS et All Nazie, pas de différence de nature)
R/ Dans cette perspective, la déstalinisation menée par Khrouchtchev peut être vue comme une réponse à cette critique = désolidariser dans l’esprit des opinions publiques mondiales la terreur stalinienne du système soviétique => nécessité de substituer à la terreur des moyens plus subtils de contrôle de la population = endoctrinement.

2- Un interventionnisme juste, pour le bien des peuples du monde
  • Le lien entre misère et propagation du communisme est fait dès la doctrine Truman => aide économique du plan Marshall et soutien économique aux régimes alliés (cf. ASEAN…)
  • Les interventions militaires des EU se font dans le cadre de l’ONU qd c’est possible (cf. Guerre de Corée) et pour protéger des pays agressés = défense du droit international, pour soutenir des processus démocratiques (tenue d’élections libres = exemple du Vietnam du sud) …

2 camps , deux visions du monde. Difficile d’être neutre ou de militer pour une 3e voie cf les contradictions du mvt des non-alignés.

II/ Agir et être agi : les peuples dans la guerre froide
            A) La peur
  • L’époque de la guerre froide est d’abord une époque de peur du nucléaire (Cf. les exercices de la sécurité civile aux EU pour préparer la pop à une attaque nucléaire + les abris antiatomique individuels + cinéma des années 50 avec ce thème du nucléaire)
  • L’ennemi invisible = la guerre des espions (cf. procès des époux Rosenberg) => délire paranoïaque du Mac Carthysme.
  • =>Pacifisme qui court sur tte la période (cf Stockholm mais aussi les années 60 mvt de la jeunesse ‘flower power’ et les années 80 en Europe au moment de la crise des euromissiles)

B)    Contestations et répression dans le monde communiste
·      Difficile de contester dans le monde communiste => Montrer les techniques de contrôle social (délations, vie dans les appartements communautaires, police politique cf. STASI) => contestation à la marge (cf les blagues soviétiques -punies de 5 ans d’emprisonnement tt de même !-) Les grands contestataires des années 50 et 60 sont obligés de publier en Occident, via les samizdat, pour contourner la censure cf. Soljenitsyne.
·      Les années 50 et 60 sont l’époque des affrontements internes au sein de chaque bloc d’une contestation frontale et radicale des modèles et du système mais échec = Budapest et Prague, tentative de sortir du système imposé par Moscou.
Budapest, Mur de Berlin + Prague manifestent pour tous, y compris OP de l’est que le système soviétique prive les peuples de liberté. => Peur et sentiment d’emprisonnement repris par la propagande us. Cf. Discours de Kennedy devant le mur !
  • Dissidence dans les années 70. Portrait de Andreï Sakharov

C)    Contestation et répression dans le monde occidental
  • L’impact de la guerre du Vietnam sur l’OP et sur la pol ext US
Cf. Marche sur le Pentagone pour protester contre la guerre du Vietnam en octobre 1967 réunit 100 000 personnes cf. Mohammed Ali refuse de servir l’armée us en 1967 => poursuites judiciaires
Carter et la politique des bons sentiments => fin de la bonne conscience us ?
  • Terrorisme d’extrême gauche en occident dans les 70’s. <= refus du système capitaliste et libéral / L’ex italien des ’années de plomb’. CIA et extrême droite interviennent secrètement pour terroriser/ manipuler l’OP



Bilan
A l’est, la GF vient renforcer le système totalitaire mis en place par Staline en interdisant toute critique, au nom de la lutte contre l’ennemi impérialiste. A l’Ouest, les situations sont plus contrastées. Il faut différencier les pays où les communistes sont nombreux comme en Europe la France ou l’Italie => Une OP déchirée, les pays qui sont dans la « chasse gardée américaine » (Amérique latine) où l’idéologie communiste est partout combattue, les EU eux-même où l’OP est majoritairement anticommuniste mais où les contestations sont possibles.
Elargissement
La guerre froide au « Sud » (on disait le Tiers-Monde) s’est traduite très concrètement par des choix politiques contraints au moment des décolonisations (intégrer tel ou tel bloc, adopter telle ou telle politique de développement) et, pour certains pays, par l’entrée dans des conflits dont les enjeux leur étaient largement extérieurs cf. Vietnam 



Fiches d'accompagnement 

A l'occasion d'une sortie "théâtre"
Audience (écrite en 1975) est l’ une de ses pièces les plus connues, mise à l'affiche à Prague au lendemain de la révolution de velours en décembre 1989. Vernissage (également en 1975), comme Audience est une pièce en un acte. Ces deux pièces font partie d’une trilogie

Ferdinand Vanek, double imaginaire de l’auteur et personnage central des trois pièces rencontre son employeur (Audience), ses amis (Vernissage) et un artiste intégré au système (Pétition). Savoureux, ces trois moments de la vie de Ferdinand Vanek sont l’occasion de créer une galerie de personnages. Chacun d’eux se débat dans ses contradictions, entre conscience et compromis. Audience, Vernissage et Pétition racontent les travaux et les journées du dissident confronté aux lâchetés et aux pressions quotidiennes du pouvoir, comme à celles de ses proches qui l’appellent à trahir, à collaborer, à se renier…
V. Havel dit qu’il a écrit ces trois pièces « pour s’amuser », lui qui ne pouvait être officiellement artiste. Etant exclu des salles officielles, il crée des représentations chez lui, pour ses amis.

Qui est Vaclav Havel ?
Issue d'une riche famille d'entrepreneurs dans le bâtiment, de Prague, Vaclav Havel a connu une enfance harmonieuse dans un milieu cultivé. Tout change après le putch communiste de 1948. Il ne peut pas étudier comme il le souhaite. En 1961, il entre au théâtre, Na Zabradli, comme accessoiriste, pour lequel il écrit ses premières pièces, influencées par le théâtre de l'absurde. Il écrit pour des revues artistiques, devient président du Club des écrivains indépendants... L'écrasement du Printemps de Prague par l'armée soviétique et ses alliées, en 1968, et la « normalisation » qui s'en suit, obligent Vaclav Havel à quitter le champ de la culture officielle. Il s'engage dans l'opposition anticommuniste, il est l'un des promoteurs de la fameuse Charte 77, grand mouvement de dissidents tchécoslovaques. Pour ses écrits revendiquant les Droits de l’Homme, il est mis en prison, à plusieurs reprises, où il passe, au total, près de cinq ans.
En novembre 1989, Vaclav Havel devient la principale figure de la Révolution de velours. Quelques semaines plus tard, l'impossible devient réalité : il est élu Président de la Tchécoslovaquie. Après l'éclatement de la fédération tchécoslovaque, en janvier 1993, il devient le premier Président de la République tchèque pour être réélu, en janvier 1998. Son mandat de cinq ans expire le 2 février 2003. Durant ses deux mandats, il pilota la démocratisation de son pays, puis son adhésion à l'OTAN (1999) et les préparatifs pour l'entrée dans l'UE, conclue en 2004. Il est mort à 75 ans en 2011.

Le théâtre de Vaclav Havel
Vaclav Havel, maître du théâtre de l'absurde, a écrit une quinzaine de pièces, dont le thème dominant est l'identité humaine en crise.
Václav Havel n’a jamais dissocié son écriture de la politique. Mais, l’auteur dramatique n’est pas homme à exprimer son combat politique de façon didactique : il préfère dépeindre simplement les gens qui l’entourent.
Václav Havel nous livre un témoignage à valeur universelle, une vision « d’en bas » des effets d’un système totalitaire qui pèse sur l’homme et fait de sa vie un mélange de peurs, de frustrations et d’hypocrisies. D’hier et d’aujourd’hui, d’ici ou d’ailleurs, ces pièces, traitées avec un humour propre à Havel, nous incitent à rester vigilants par rapport à toutes les formes actuelles de « dictature ordinaire ».
« Dans la civilisation déshumanisante et technique d'aujourd'hui, le théâtre est un des ilots importants de l'authenticité humaine. Il est précisément, si ce monde ne doit pas mal finir, ce qu'il faut absolument défendre et cultiver. Après tout le retour d'une subjectivité humaine irremplaçable, d'une personnalité humaine concrète bref, de la conscience humaine, est ce dont le monde de méga-machines et de méga-bureaucraties anonymes a besoin. (…) Le théâtre, il est vrai, n’est pas seulement une forme d’expression parmi d’autre. Il est la seule expression où l’homme s’adresse à un autre homme, chaque jour, maintenant et sans arrêt. Grâce à cela le théâtre n’est pas uniquement un lieu où l’on raconte des histoires. Il est le lieu de rencontres entre les hommes, un espace de l’existence humaine qui se dépasse pour témoigner sur le monde, sur elle-même : il est un lieu de dialogue vivant, unique et inimitable qui parle de la société et de ses tragédies, de l’homme, de son amour, de son mal et de sa haine. Le théâtre est un foyer de la communauté humaine, le point de cristallisation de sa vie spirituelle, c’est un espace de sa liberté et de son contentement. »  (V. Havel)




LES ANNEES 50 AUX ETATS-UNIS : UNE ERE DE PSYCHOSE ?

Thème 1 = Le Maccarthysme
Aux débuts de la guerre froide, les américains ont peur. Le climat international est extrêmement tendu. Leur pays est de nouveau en guerre en Corée. Mais ils ont aussi peur des « ennemis intérieurs ». Ils soutiennent une « chasse aux rouges » menée par le sénateur Mccarthy.
MacCarthy devant la commission du Sénat montre une carte des adhérents du PC dans les différents états des EU.


Les origines du maccarthysme remontent à 1946. Cette année-là, le président Truman met en place une commission temporaire, chargée d’enquêter sur la loyauté des fonctionnaires fédéraux. A partir de 1947, les administrations reçoivent la consigne d'interroger leurs employés et de renvoyer éventuellement les « security risks », ceux qui, par leurs opinions sinon par leurs activités, menacent la sécurité des États-Unis. Le FBI (Federal Bureau of Investigation, dirigé par J Edgar Hoover) recueille des renseignements et crée des fichiers qui ne cessent pas de grossir. Il suffit de relever les noms des abonnés à certains périodiques, des adhérents à des associations suspectes. Les indicateurs foumissent des compléments d'information. Puis, Hoover ajoute les résidents étrangers, voire les citoyens des États-Unis qui, à son avis, peuvent nuire aux intérêts du pays. Il instaure une censure sélective du courrier ; plus tard, il procède à l'installation de micros clandestins ou de tables d'écoute sans se soucier d'obtenir l'autorisation du pouvoir judiciaire. En 1951, la, procédure de contrôle est encore aggravée par la loi: plus besoin d'apporter des preuves sur la déloyauté d'un fonctionnaire, de simples doutes suffisent pour justifier la révocation. De 1947 à 1953, 26 000 employés de l'administration fédérale ont fait l'objet d'une enquête approfondie ; 16 000 ont été déclarés innocents ; 7 000 ont démissionné et 739 ont été révoqués. Cet exemple montre que les grands principes démocratiques des EU sont mis à mal par le climat de guerre froide : non respect de la vie privée, non respect du principe d’innocence…

Les effectifs du PC américain sont très faible mais on soupçonne les intellectuels d’être proches des thèses communistes.
C’est pourquoi la Chambre des représentants entreprend une vaste enquête dans les milieux du cinéma. En 1947, sa commission des activités anti-américaines convoque le "tout-Hollywood". Les stars défilent. Certaines sont condamnées à des peines de prison. La délation se transforme en instrument de défense. Pour se disculper, on donne des noms. Le milieu du cinéma se déchire entre ceux qui collaborent avec la commission et ceux qui refusent de jouer les indic. Charlie Chaplin, victime d'une campagne de presse d'autant plus violente qu'il a conservé des amitiés coupables et qu'après un séjour de quarante et un ans aux États-Unis il n'a toujours pas pris la nationalité américaine, se réfugie en 1952 en Europe. Cet exemple montre le climat général de soupçon et la violence anticommuniste qui se déchaîne par le biais des médias.

La chasse aux sorcières se cristallise autour de 2 grands procès d’espionnage.
A la fin de l'été 1948 éclate l'affaire Alger Hiss, un diplomate qui a participé à la conférence de Yalta et joué un rôle de premier plan dans la fondation de l'ONU, bref un membre éminent de l'establishment politique. Hiss est accusé par la commission des activités antiaméricaines d'avoir appartenu au parti communiste et transmis des documents officiels à l'Union soviétique. Est-il vraiment coupable ? On ne le sait toujours pas aujourd'hui. Mais il est condamné pour faux témoignage, le 21 janvier 1950, à cinq ans de prison. L'affaire a porté sous les feux de l'actualité un jeune représentant de Californie, Richard Nixon, qui a été un très zélé enquêteur et a su, dit-on, démasquer le traître. Les époux Rosenberg sont arrêtés en juin-juillet 1950 : on les accuse d’avoir livré aux Soviétiques les secrets de la bombe atomique. Sans réelle preuve (à l’époque), il seront exécutés en juin 53 malgré une campagne internationale de soutien. Cet exemple montre que la position américaine peut être critiquée dans le monde et que le MacCarthysme fut à l’époque une des causes de l’antiaméricanisme.

En 1952, le sénateur Joseph Mccarthy, sénateur républicain du Wisconsin, est nommé, malgré l’hostilité du président Eisenhower, président de la sous-commission d’enquête du Sénat. Il s’était rendu populaire en dénonçant la mainmise des communistes sur les politiques et sur l’armée. Des preuves, il n'en avait pourtant pas. Il prêche la croisade, accentue un traumatisme et tâche d'en profiter pour sa carrière politique. (...) Des listes noires circulent avec les noms de ceux qu'il faut écarter. (...). Le général Marshall, l'organisateur de la victoire américaine de 1945, l'auteur du célèbre plan, l'ancien secrétaire d'État et secrétaire à la Défense, subit de violentes attaques pour n'avoir pas soutenu Tchang Kaï chek contre Mao en 1946 et pour ne pas vouloir étendre la guerre de Corée à la Chine.
Les cas de Nixon et McCarthy montrent que des hommes politiques ont profité du climat de guerre froide et de la peur qu’ils créaient au sein de l’opinion publique pour faire carrière. Nixon deviendra président des Etats-Unis. Mais MacCarthy, lui, va trop loin en s’attaquent à des personnalités de l’armée, des héros de la 2nde GM. Eisenhower décide de le discréditer. McCarthy est exclu du sénat en 1954.


Thème 2 = La peur de l’apocalypse nucléaire
Dans les années cinquante-soixante, l’atome est omniprésent dans la culture populaire. L’éventualité d’un conflit ouvert avec l’URSS hante les esprits et excite l’imagination des auteurs de science-fiction, de thrillers et de bandes dessinées. Le cinéma tente de visualiser un monde post-apocalytique. La grande peur de l'apocalypse nucléaire marque le cinéma des années 50. C'est elle  qui enfante  le monstrueux Godzilla   (1954) monstre délivré des enfers par l'explosion atomique et qui génère mutants et animaux gigantesques.   Le film est japonais mais connaît un succès mondial. D’autres exemples illustrent cette peur du nucléaire.  = "The Incredible shrinking man" ("L'homme qui rétrécit" 1957 Jack Arnold) où le héros subit des mutations  génétiques du fait des radiations. + "Le monde, la chair et le diable"  ("The World, the Flesh and the Devil"  1959), de Ronald MacDougall où le héros erre seul dans un monde où toute trace de vie humaine semble avoir disparu après le passage d'un nuage radioactif.
La mauvaise conscience américaine pour avoir utilisé la BA sur Hiroshima et Nagasaki s’exprime aussi dans un film de 1953, « Le grand secret » dans lequel Robert Taylor, acteur à succès, joue le rôle du colonel Paul Tibbets, pilote de l’Enola Gay qui largua la bombe sur Hiroshima le 6 août 1945, tuant en quelques secondes 70 000 à 80 000 civils. Le film légitime l’action de cet homme : il le rend humain en le mettant en scène dans le cadre de sa vie familiale…et en exposant ses doutes et interrogations : au final, le héros décide de faire son devoir = obéir aux ordres.



                      
Une scène du film « The world, the flesh and the devil »

  

Mais dans la vie quotidienne aussi, la peur de l’explosion est omniprésente.
La défense civile organise des exercices d’alerte et fait construire un peu partout des abris anti-atomiques pour les civils. Des publicités, comme le doc ci-contre qui date de 1951, proposent aux particuliers de s’équiper d’abris.



L’intérieur d’un abri atomique familial


L'administration américaine publie en 1950 une brochure "Survivre à une attaque atomique"  expliquant les comportements à adopter en cas d’urgence. comment se protéger, protéger son alimentation et son eau, que faire si l'on a été exposé aux radiations.....  Un film "Survival Under Atomic Attack"  reprenant les conseils de la brochure sera aussi produit. En 1951 un dessin animé de 9 minutes "Duck and Cover" ("Plonge et Couvre-toi !") est projeté dans les écoles,  Bert, une tortue, explique la méthode : en cas d'attaque, si l'on voit le flash caractéristique d'une bombe atomique, il faut plonger fermer les yeux et se couvrir, quelle que soit la situation ! Ce film de propagande s’efforce de minimiser le péril nucléaire.



DM

Joseph Mc Carthy, 9 février 1950
Des communistes au département d’état
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Mesdames et messieurs,
Cinq ans après avoir gagné une guerre mondiale, le cœur des hommes devrait se réjouir à l’avance d’une longue période de paix et l’esprit des hommes devrait être libéré du lourd fardeau que sous-tend la guerre. Mais nous ne connaissons pas une telle période – car ceci n’est pas une période de paix. C’est une période de « guerre froide ». C’est une période qui voit le monde entier divisé en deux vastes camps armés de plus en plus hostiles – une période de course acérée à l’armement. [...] Aujourd’hui, nous pouvons presque physiquement entendre les murmures et les grondements d’un dieu de la guerre ragaillardi. Vous pouvez le voir, le sentir et l’entendre tout au long du chemin allant des collines d’Indochine, des côtes de Formose jusque en plein coeur de l’Europe elle-même. La seule chose encourageante est que le « moment fou » n’est pas encore venu pour la mise à feu de l’arme ou l’explosion de la bombe qui entraînera la civilisation à s’atteler à sa tâche finale, à savoir sa propre destruction. [...] nous devons comprendre que nous sommes maintenant engagés dans une épreuve de force – non pas une guerre normale entre deux nations pour des territoires ou d’autres profits matériels, mais une guerre entre deux idéologies diamétralement opposées. [...] Comme une de nos grandes figures historiques l’a dit un jour : « Lorsqu’une grande démocratie est détruite, ce n’est pas à cause de ses ennemis du dehors, mais plutôt à cause de ses ennemis du dedans. » La véracité de cette déclaration saute aux yeux alors que nous voyons ce pays perdant chaque jour sur tous les fronts.[...] La raison pour laquelle nous nous trouvons dans une position d’impuissance n’est pas que la seule grande puissance ennemie ait envoyé des hommes pour envahir nos côtes, mais plutôt les agissements déloyaux de ceux qui ont été si bien traités par cette nation. Ce ne sont pas les moins chanceux ou les membres de minorités qui ont vendu et continuent à vendre notre nation, mais plutôt ceux qui ont profité de tous les avantages que la nation la plus riche au monde avait à leur offrir – les plus belles maisons, le meilleur enseignement universitaire et les meilleures fonctions d’État que nous pouvions offrir. Cela se vérifie de manière évidente au département d’État. Là ; les jeunes hommes brillants nés avec une cuillère d’argent dans la bouche, ont été les pires. […] À mon sens, le département d’État, [1] qui est l’un des départements gouvernementaux le plus importants, est complètement infesté de communistes. J’ai ici en main une liste de 205… une liste de noms qui ont été divulgués au secrétaire d’État comme étant des membres du Parti communiste et qui, néanmoins, sont toujours en poste et façonnent toujours la politique du département d’État.

[1] ministère des affaires étrangères
Questions
1. Présenter l’auteur de ce discours. Quel a été son rôle politique ?
2. Quelle est la situation internationale au moment où il prononce ce discours ? Précisez le sens des allusions dans la phrase en italique.
3. Quelle est la réalité du risque qu’il dénonce ? Montrez qu'il s'agit d'une appréhension de la réalité déformée par une idéologie anti Etat fédéral.
4. Quelles ont été les conséquences de l’action de Mc Carthy aux États-Unis ?




Les critiques contre le modèle américain à la fin des 60’s
a)       Emanant de la jeunesse des classes moyennes
Aux EUA, forme de contestation, moins directement politique que les mouvements d’extrême gauche qui se développent plutôt en Europe, mais dont l'objet à combattre est cependant le même : l'exploitation de l'homme par la société de consommation.
Né à San Francisco au milieu des années 60, le mouvement hippie se diffuse en France tout particulièrement après mai 68 ; le phénomène reste toutefois minoritaire. Les "hippies" (de "hipster", nom donné dans les années 50 aux musiciens de jazz et à leur mode de vie bohème) prônent la vie en communauté, l'usage des drogues, les philosophies orientales, une approche nouvelle des relations humaines que le slogan "Peace and Love" résume. Changer la vie à travers un mode de vie marginal et alternatif, tel est le rêve porté par une jeunesse en rupture avec son milieu d'origine (souvent la classe moyenne). Racines dans le mvt beatnik des années 1950’s (Kérouac)
Les grands moments du mouvement hippie furent parfois politiques, mais le mouvement en resta le plus souvent aux aspects culturels, par exemple avec le festival rock de Woodstock en août 1969. Bien que peu structuré, le mouvement portait en lui les germes d'un renouvellement inventif de la culture et du mode de vie des années d'après-guerre, qui, par la réussite même de ses buts matérialistes arrivait à un essoufflement particulièrement perceptible par la jeunesse. Dans différents domaines, des idées nouvelles perçaient, comme l'autogestion et l'écologie par exemple. Dans les arts, la musique psychédélique et le pop-art marquèrent les esprits. Le slogan "Flower Power" (l'énergie de la fleur) était le symbole de la non-violence. Ce mvt s’appuie sur la jeunesse étudiante (Berkeley 1964, manif pour la liberté de parole) et s’amplifie par la contestation de la guerre au Vietnam et la mvt pacifiste/tiers-mondiste.
R/ Anglo-saxon par ses références (littéraires avec Jack Kerouac et Allen Ginsberg en particulier), il ne s'est jamais totalement acclimaté sur le territoire français, s'effaçant dès le milieu des années 70 face aux autres modes contestataires plus puissants politiquement comme le mouvement féministe qui appelait d'abord à repenser les liens entre l'homme et la femme avant de changer toute la société.
HDA/ Photos mythiques-La fille à la fleur-
Photo : Marc Riboud (1967)



Voici une photographie de presse vue et revue. Une image-symbole, une icône des sixties, une évocation emblématique de la génération hippie. Une jeune fille fait face à une rangée de soldat en armes avec, comme seule défense, une fleur à la main. Bien sûr l’événement a son importance et, selon toute vraisemblance, la jeune fille a parfaitement conscience de la portée symbolique de son geste. Mais cela ne suffit pas à justifier la notoriété de l’image. Des actions spectaculaires jouées devant les objectifs des journalistes il s’en joue beaucoup et souvent, mais très peu atteignent une telle perfection. L’intérêt spécifique de ce document n’est donc pas tant à chercher du côté du geste que dans l’image. Reste à définir comment cette photographie crée du sens. Autrement dit, comment le photographe – et non la manifestante – crée le symbole.
La légende nous dit qu’il s’agit d’une photographie prise en octobre 1967 à Washington D.C. à l’occasion d’une manifestation contre la guerre du Viêt-Nam. Première question qui se pose à nous : où sont les manifestants ? Ce qui nous est donné à voir ici c’est uniquement une jeune fille. Une jeune fille isolée par le choix du cadrage et celui de la focale qui règle la netteté sur le premier plan et plonge l’arrière-plan dans le flou. C’est bien sûr un choix assumé : de la sorte cette jeune fille va symboliser, par un effet de synecdoque (une partie pour le tout), l’ensemble des manifestants. Elle est donc censée être à l’image des autres pacifistes et les personnifier à elle seule. Remarquons que sa chemise bariolée à fleurs évoque la mode hippie, comme sa coiffure coupée court – donc anticonformiste – et son geste de recueillement qui connote la piété, le calme, la paix. En face d’elle une rangée de soldats casqués, habillés à l’identique – au point de se confondre et de ne faire qu’un – fusils pointés en avant. On reconnaît bien sûr ici les forces de l’ordre dont la mission est de contenir la manifestation et prévenir tout débordement. Relevons d’ores et déjà que si la jeune fille offre le visage du calme et de la sérénité, eux semblent définitivement sur la défensive. Leur gestuelle est sans ambigüité : baïonnettes en avant, prêts à charger, attitude agressive et belliqueuse en parfaite adéquation avec leur fonction de soldat. Aussi avons-nous ici en présence deux entités qui se font face et qui, ont l’a compris, incarnent deux positions antagonistes : pour et contre la guerre. Le point de vue du photographe semble a priori neutre puisque celui-ci se trouve sur la ligne de front et non dans l’un ou l’autre camp. Pourtant, nous allons le voir, ce qui fait la force de cette image c’est précisément son discours et son point de vue orienté résultant d’une composition parfaitement maîtrisée.
Il est aisé de constater que cette photo est construite sur une opposition entre les signes situés à gauche et ceux situés à droite d’une verticale tracée au milieu de l’image. Opposition parfaite comme en témoignent les couples d’antithèses suivants : gauche/droite (passé/avenir), hommes/femme, pluriel/singulier, sombre/clair, horizontales/verticale, flou/net. Au-delà, et par extrapolation, on constate qu’à l’association homme-arme-guerre répond l’antithèse femme-fleur-paix. Qu’à la violence des uns répond la non-violence de l’autre. Qu’au symbole phallique des baïonnettes répond la virginité de la fleur. D’un côté l’homme actif, de l’autre la femme passive. Impérialisme et résistance. Mort et vie. On le voit, rien ici n’est laissé au hasard. Ajoutons que si la jeune fille a un visage, les soldats, nombreux, identiques et anonymes, n’en n’ont pour ainsi dire pas. D’ailleurs la plupart sont flous et celui qui se trouve en face de la manifestante, et qui aurait dû avoir son visage net et en gros plan, demeure hors cadre.
Tout cela bien sûr participe de la symbolique. L’humain face à la machine de guerre.
L’individu face à l’armée. L’amour face à la guerre. Le courage face à la force. David face à Goliath. Et dans ces cas de figure, la sympathie de l’observateur va toujours au plus faible, ce que Marc Riboud n’ignorait certainement pas. Comment alors rêver meilleure célébration du flower power. Ce visage de jeune fille, c’est le visage de la jeunesse contestataire des années 60. Un visage qui vaut mille manifestants. Une image surtout qui vaut mille discours. Woodstock, Martin Luther King et Imagine tout à la fois. Une image-symbole en somme, mais une image engagée aussi. D’où son succès à n’en pas douter.

b)       le mvt noir contre  la ségrégation raciale institutionnalisée

Les Noirs, cible de la discrimination particulièrement violente dans le Sud où dans tous les domaines de la vie les noirs sont mis en situation d’infériorité et strictement séparés des blancs (hôpitaux, écoles, bâtiments publics, transports, lieux publics comme des jardins ou des bars…) Dans le Nord et l’Ouest, c’est davantage une ségrégation de fait : la ségrégation sociale se calque sur la couleur de la peau. Le ghetto urbain est une invention du Nord…
Une législation ségrégationniste jusqu’au milieu des années 1960 : l’abolition de l’esclavage le 18 décembre 1865 (13ème amendement) a donné la liberté aux noirs mais pas l’égalité civile et encore moins l’égalité politique. Les EUA sont toujours un état ségrégationniste sous JFK.
=> Lutte contre la ségrégation raciale, conquise par la lute des noirs américains pour les droits civils.
ð Une forme pacifique et non-violente, derrière MARTIN LUTHER KING, prix Nobel de la Paix en l964, assassiné en l968.
ð Une autre forme plus radicale et violente, révolutionnaire, avec refus de l’intégration = "Black Power","Black Panthers", James Meredith (leader des Black Muslims)…
Cf. J.O. de Mexico en l968 : athlètes noirs Américains sur le podium, tête baissée et poing levé pendant l'hymne américain, en mondovision...
ð Législation qui achève la politique de déségrégation déjà entamée sous Eisenhower
§  « Civil Rights Act » en 64 et « Voting Rights » en 65
§  Politique de discrimination positive (quotas d’embauche) dite « affirmative action » (bourses d'étude, emplois administratifs, enseignement supérieur,... et jusque dans le cinéma)
Mais ces lois n’empêchent pas la révolte noire de continuer et de se radicalise
§   Premières émeutes à Watts, quartier noir de Los Angeles en 1965, cinq jours durant : 34 morts/ 1032 blessés / 977 bâtiments détruits ou endommagés/ 4000 personnes interpellées
→ Le mouvement fait tâche d’huile
§   Emeutes des quartiers noirs des grandes villes pendant les étés chauds de 1966-67 où se développe une véritable guérilla urbaine (207 émeutes au total). Répression très violente et même sanglante : 130 morts en l967

§   En 1968, immenses manifestations après l’assassinat de martin Luther King le 4 avril : une centaine de villes concernées



Un plan détaillé de compo

Les Etats-Unis face au communisme en Europe et dans le monde entre 1945 et 1989

Chronologie indicative :
Février 45 = Conférence de Yalta
Mars 1947 = Doctrine Truman
1949/1950 = création de l’OTAN
1950 = début du Mac Carthysme
1956 = XXe congrès du PCUS
Octobre 192 = Crise des fusées de Cuba
1963 = début de l’engagement militaire américain au Vietnam
Juin 1963 = Discours de Kennedy à Berlin
1968 = Traité de non-prolifération des armes nucléaires
1968 = Intervention militaire soviétique en Tchécoslovaquie
Décembre 1979 = Entrée des soviétiques en Afghanistan
1983 = Installation des missiles Pershing en Europe
1985 = Arrivée au pouvoir de M. Gorbatchev
Novembre 1989 = Démantèlement du mur de Berlin

Pièges du sujet = énormité des thèmes et des connaissances à aborder => nécessité d’une problématique efficace pour sérier les connaissances.

Recherche de la problématique et des thèmes

Analyse du sujet =
·      « FACE » => compétition et conflit => question : quelles formes prend cette compétition ?
·           EU (un pays) face au communisme (une idéologie) => Le sujet n’est pas focalisé sur l’affrontement EU/URSS mais sur la manière dont les EU réagissent aux progrès du communisme en Europe et dans le monde. Il s’agira donc moins de faire une histoire politique (les conflits ..) que de bien attirer l’attention sur les motivations de la politique étrangère des EU, ses stratégies … et bien sûr, montrer en quoi les deux modèles/ modes de vie s’opposent absolument.

Pré-requis = la GF = guerre idéologique + affrontement des volontés de puissance => chaque camp s’oppose en  reprochant à l’autre son « impérialisme » => les EU se font les champions du « monde libre » agressé par les communistes.
ð  La pol ext des EU face aux progrès com n’est-elle qu’une réaction aux aggressions, comme le clame la propagande us, ou est-elle en elle-même, une pol agressive et impérialiste => les EU ont-ils profité de la guerre froide pour asseoir leur domination sur le monde comme le dit la propagande sov ?

Analyse de la chrono
Ce qu’il y a :
Yalta = le point de départ = l’alliance de la 2nde GM, les accords non respectés => l’extension du communisme en Europe
Doctrine Truman = la réaction US = l’endiguement/ A lier avec OTAN comme exemple de la pactomanie US
Mc Carthysme = réaction de la société américaine = hystérie anticommuniste/ peur
Congrès du PCUS = pour rappeler Khrouchtchev et les inflexions de la pol ext de l’URSS=> coexistence pacifique
Crise des fusées = comme exemple d’un conflit de guerre froide
Vietnam = comme exemple d’endiguement , théorie des dominos + échec us
Discours de Kennedy = évoque les crises de Berlin + montre l’opposition idéologique / A rapprocher de la Tchécoslovaquie = pas d’intervention directe de l’adversaire à l’intérieur des blocs
Traité de non prolifération nucléaire = la courses aux armements, les stratégies nucléaires, la détente
Afghanistan = progression com dans le Tiers-Monde
Missiles Pershing = l’enjeu de l’Europe, point chaud mais plus sensible que TM => jamais de conflit qui dégénère en guerre => faire une distinction entre les territoires : les stratégies ne sont pas les mêmes selon qu’on considère une zone disputée et importante ou une zone de moindre importance stratégique pour les EU (ex. l’Afrique)
Gorbatchev = perestroika …
Chute du mur = fin de la guerre froide, disparition du bloc com. la GF s’arrête là où elle a commencé = en Europe.

Ce qui manque :
Le plan Marshall, la Grèce, le non-alignement (pas en soi, à évoquer pour montrer l’obligation de prendre parti ou la possibilité de nouer une alliance contre une autre), la pol us au Moyen-Orient…


Introduction
La 2nde guerre mondiale a occasionné une rupture géopolitique majeure puisqu’elle a provoqué la bipolarisation du monde, sommé de choisir entre deux alliances, deux systèmes idéologiques, deux camps, chacun dominé par une superpuissance. D’un côté l’URSS qui utilise son prestige et sa puissance militaire terrestre pour étendre le communisme, de l’autre les Etats-Unis, qui se veulent les « champions du monde libre », démocratique et capitaliste, résistant à la domination communiste. Il y a donc compétition entre les deux modèles. Quelles formes prend cette compétition ? Pendant près de 50 ans de « guerre froide », rompant avec leur tradition isolationniste, les EU vont intervenir partout dans le monde pour assurer la victoire de leurs valeurs, s’opposer au communisme et à la politique extérieure de l’URSS. La propagande soviétique insiste d’ailleurs sur le caractère impérialiste de la politique étrangère des Etats-Unis. Ceux-ci se sont-ils effectivement servi de la guerre froide pour étendre leur domination sur le monde ? Dans un plan essentiellement chronologique, nous étudierons les différentes stratégies américaines d’opposition au communisme : combattre et endiguer surtout dans les années 40 et 50, composer et négocier entre autres dans les années 60. La dernière partie sera consacrée à une réflexion sur les causes de la victoire finale des Etats-Unis dans l’affrontement qui les opposa au système communiste.


PLAN
I/ L’endiguement
A)    La rupture
1-      Les circonstances de la rupture ( De Yalta au rideau de fer)
2-      La rupture est idéologique = doctrine Truman et Mc Carthysme ( pas seulement contre URSS mais bien contre un système)
3-      La rupture se manifeste par des tensions = Berlin, la plan Marshall provoque le coup de Prague ( objectifs pol du plan Marshall).

B)    La pactomanie américaine
1-      Qu’est-ce que l’endiguement ?
2-      Bloc contre bloc (à définir) => les alliés des EU 
3-      les conséquences pour les EU = une intervention multiforme partout dans le monde
( diplo, mil, éco…)

C)    Les engagements militaires us
1-      Corée : EU sous mandat de l’ONU , URSS n’intervient pas officiellement => pose les bases d’un conflit de guerre froide
2-      Vietnam = la théorie des dominos

II/ La coexistence pacifique est-elle possible ?
A)    Qu’est-ce que la coexistence pacifique ?
1-      Khrouchtchev et les nouveaux principes de la politique extérieure de l’URSS / Poursuite de la propagande sov = « URSS est l’agressée, URSS est pacifique ».
2-      Cette coexistence pacifique se manifeste par une détente, des rencontres et des accords.

B)    L’équilibre de la Terreur
Négocier pour maintenir la paix dans le monde ne s’explique que par l’existence des BA
1-      La spécificité de l’arme nucléaire / les stratégies nucléaires us
2-      La course aux armements

C)    La détente n’est pas profonde
1-      Les tensions où la rupture reste tjs possible = Cuba + mur de Berlin
2-      Tte rupture de l’équilibre précaire entraîne une réaction : exemple de l’invasion de l’Afghanistan et des réactions us ( Reagan axe du mal, guerre des étoiles)
3-      Le financement des guerilla contre révolutionnaire en Afrique et en Amérique latine depuis les années 70

III/ La victoire des EU : Pourquoi ?

A)    L’essoufflement éco. de l’URSS
1-      L’échec des tentatives de réforme de Kh.
2-      Pénuries et ralentissement éco sont le prix de la course aux armements et à l’espace

B)    L’échec du modèle soviétique / la victoire du modèle us
1-      Des alliés de l’URSS qui regardent à l’ouest rendent régulièrement nécessaires les rappels à l’ordre.
2-      Effondrement de l’URSS et du bloc com en europe de l’est


CONCLUSION

En définitive, l’analyse qu’avaient faite le Général Marshall et le psdt Truman en 1947 que la bataille contre le communisme passait essentiellement par l’économie et la prospérité s’est révélée juste. Après 45 ans d’interventions tout azimut, luttant pied à pied contre l’URSS et ses alliés pour  empêcher des expansions territoriales, pour empêcher autant que faire se peut toute prise de pouvoir par des communistes, pour répondre à la propagande soviétique par une contre –propagande ( « le monde libre » …), les EU ont gagné cette « guerre » d’un genre particulier puisque sans affrontement direct. C’est pourquoi on l’a appelée « guerre froide ». Ils l’ont fait en laissant de côté parfois les valeurs pour lesqelles ils se battaient ( cf. atrocités commises contre la population civile au VN, les méthodes barbouzardes de la CIA en Amérique latine …) mais sans renier l’essentiel. Leur modèle (démocratie + économie de marché) s’est révélé plus efficace et plus attractif pour les peuples du monde. Depuis maintenant 20 ans, ils sont la seule superpuissance mondiale. A ce titre, leur domination devient de plus en plus contestée puisqu’elle ne se justifie plus par le combat idéologique ou politique contre l’URSS.

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