mardi 17 mars 2020

Fiche communisme au 20e siècle


LE COMMUNISME AU 20e SIECLE : LE MODELE SOVIETIQUE
ORIGINES
(remercions les grands Marx, Engels, Lenine, Staline -de gauche à droite-)
Marx (philosophe et journaliste allemand du milieu du 19e siècle) Il est le fondateur du marxisme, à la base du communisme. Il théorise que les sociétés sont organisées sur l’affrontement de deux catégories sociales aux intérêts opposés : les exploités (nommés prolétaires) et les exploiteurs (la bourgeoisie). C’est la lutte des classes. Cette lutte des classes doit mener, grâce à une révolution, à abattre la domination bourgeoise. Les prolétaires au pouvoir organisent la dictature du prolétariat, c’est-à-dire un démocratie mais réservée aux prolétaires. Les « ennemis de classe » (la bourgeoisie) ne bénéficie pas des droits démocratiques
Révolution russe :
Oct 17 : les bolcheviks, dirigés par Lenine, s’emparent du pouvoir en Russie

1917-1920 : Guerre civile –Blancs contre-révolutionnaires contre Rouges communistes

1922 : création de l’URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques) 1er pays communiste au monde.

UN MODÈLE DE SOCIÉTÉ IDÉALE ?
UN RÉGIME TOTALITAIRE
Socialement 
·                    Une société sans classe sociale => égalité absolue (devant la loi, mais aussi égalité économique)

·                   Pas de propriété  privée.
·                   Nomenklatura (les cadres dirigeant du PC sont privilégiés)

·                   Dictature du prolétariat <= lutte contre les ennemis du régime, les bourgeois
Politiquement
·                   Suffrage universel direct (y compris féminin)
·                   Soviet (assemblées syndicales décisionnaires)
·                    Parti unique
·                    Culte du chef
Économiquement
·                   Collectivisation de l’agriculture
·                   Planification de l’économie
·                   Nationalisations de tous les secteurs d’activité.

·                    Répression contre les paysans
·                    Plan irréaliste, qui privilégie l’industrie lourde (sidérurgie…) et l’armement au détriment des industries de biens de consommation
·                    Pénuries et famines
Vie quotidienne
Changer les mentalités pour créer un « Homme nouveau »
·                    Surveillance , contrôle et encadrement de la population dans tous les moments de la vie
·                    Répression (GOULAG = camps de travail)
·                    Propagande omniprésente

LE « GRAND FRÈRE » SOVIÉTIQUE MONTRE LA VOIE AUX COMMUNISTES DU MONDE ENTIER
La révolution bolchevique est la première révolution communiste au monde…et elle a réussi. L’URSS jouit d’un immense prestige auprès des communistes du monde entier. Elle devient la « patrie des travailleurs », de tous les travailleurs…fidèle au mot d’ordre de l’Internationale : « travailleurs du monde entier, unissez-vous »
Lénine appelle à la révolution mondiale. Mais à sa mort, en 1924, les tentatives de révolution ailleurs en Europe ont échoué.

Staline, qui dirige l’URSS entre 1928 et 1953, décide de « construire le socialisme dans un seul pays » = renforcer d’abord la puissance de l’URSS avant d’exporter la révolution.
Après la 2e guerre mondiale, l’URSS devient le 2e super-grand. C’est le début de la Guerre froide contre les EUA. En 1947, l’URSS crée le Kominform, l’internationale communiste qui regroupe les PC du monde entier et obéit au « grand frère soviétique ».

1949 : La Chine devient communiste. C’est le début de l’amitié sino-russe.

Mao se lance dans des réformes pour « soviétiser » son pays . Mais il prend petit à petit son indépendance…

D’autres pays (période de Guerre froide) entrent dans le bloc des pays communistes.

La Chine dispute à l’URSS son rôle de leader.

dimanche 15 mars 2020

Les virus ignorent les frontières

Petite activité improvisée en urgence pour coller à l'actualité, dans le cadre du cours sur les frontières.


Ainsi, nous avons montré dans la partie 2 du cours qu'aucune frontière n'est hermétiquement fermée. L'exemple des pandémies en est une autre démonstration  liée à l'actualité.
La mondialisation des échanges renforcée à partir du 19e siècle sous l'effet de l'industrialisation et de la colonisation provoque l'extension spatiale des grandes épidémies.
Comme le montre cet exemple, celui de la grippe espagnole :
Relevez les explications apportées quant à la diffusion du virus de la grippe espagnole.
Retournons légèrement en arrière dans le temps : Pourquoi les Etats ont-ils été débordés par la grippe espagnole ?
D'après les explications de l'historienne Anne Asmussen (dans une tribune du Monde, 6 mars 2020. En gris les passages copiés/collés de son article) c'est précisément à cette époque, la 2e moitié du 19e s,  que les autorités sanitaires européennes tombent d'accord pour arrêter d'appliquer les méthodes jusque là antiquement utilisées contre les épidémies : la quarantaine dans les lazarets (faites une recherche sur le sens de ce mot).Ponctuant les crises cholériques, les conférences sanitaires internationales qui voient le jour en 1851 à Paris et dont une douzaine se tient jusqu’à la Grande Guerre, oeuvrent pour réguler, avec des moyens limités, le contrôle de la triade épidémique alors dominante : choléra, peste, fièvre jaune. Si elles sont qualifiées d’internationales, ces instances réunissant médecins et diplomates sont en fait dominées par les puissances européennes, alors préoccupées de leur expansion coloniale
Comme la peste et le choléra étaient endémique en Méditerranée, les vagues successives d'épidémies multipliant le blocage des ports, on dénonce alors ce système de protection comme étant inefficace (puisque les virus reviennent sans cesse), coercitif (puisqu'on forçait les gens à rester dans les lazarets qui étaient des mouroirs) et anti-économique (puisqu'on bloquait les ports).
Tandis que les nations européennes renoncent aux quarantaines en les remplaçant par l’« English System » – l’inspection à bord des bateaux, le dépistage individuel rendu possible à la fin du siècle par l’outillage sanitaire issu de la théorie microbienne, l’hospitalisation et le suivi de l’itinéraire des malades –, elles repoussent leur frontière sanitaire à l’extérieur. Alexandrie et Constantinople sont le siège des « Conseils sanitaires », incluant les Etats de la région qui s’imposent progressivement comme des acteurs de la sécurité sanitaire. Dans cet espace méditerranéen se forgent des pratiques de coopération internationale en matière de santé. De plus, il s'agit désormais d'aller lutter contre les maladies "à la source", c'est-à-dire dans les lieux d'origine des virus : par exemple pour lutter contre le choléra, les médecins européens recréent des lazarets où ils enferment les malades , non plus en Europe où ce n'est plus accepté, mais à La Mecque, lieu du pèlerinage international musulman et plaque tournante de la propagation Asie/Mediterranée des fièvres en tout genre. Autre exemple qui nous est plus connu : Au-delà du bassin méditerranéen, les immigrants européens qui, en masse, font le voyage transatlantique vers les Etats-Unis, doivent, à partir des années 1890, satisfaire à l’examen médical du port new-yorkais d’Ellis Island. A l’arrivée, ils subissent le triage sanitaire de l’« Inspection Line » en quête des maladies contagieuses, comme le trachome, qui leur vaudront exclusion du territoire, et des handicaps « susceptibles de rendre une personne incapable de gagner sa vie ». En fait,  les autorités
sanitaires américaines ont de fait très peu pratiqué l’exclusion pour raison médicale, mais c’est parce qu’elles ont aussi externalisé leur frontière sanitaire en assignant aux compagnies maritimes le soin de contrôler au départ la bonne santé des passagers.
Enfin, au  l’émergence de la notion de « porteur de germes », mise en valeur par le bactériologiste allemand Robert Koch en travaillant à la protection des militaires contre la fièvre typhoïde contribue cependant à remodeler en profondeur la définition de la frontière sanitaire. Cette nouvelle catégorie épidémiologique, qui désigne « les individus sains, capables de propager une maladie dont ils ne présentent pas de symptômes », éclaire des phénomènes de contagion jusque-là inexpliqués. Dans le cas de la typhoïde, elle réoriente les moyens de lutte anti-épidémique vers le dépistage des individus suspects, mis à l’isolement. Il n’est plus besoin de protection aux frontières puisqu'on comprend que les virus ne sont pas un danger extérieur, mais un danger déjà potentiellement présent dans la population nationale. Au moment de la grippe espagnole, les institutions internationales avaient renoncé à gendarmer l'espace de circulation des microbes.
=> est-ce que la fermeture des frontières (l'interdiction des entrées de voyageurs européens) comme vient de le décider Donald Trump sera efficace ?
Cliquez sur le lien pour accéder à l'article et visionner la vidéo : c'est ici
Quelle est l'erreur dans le raisonnement de Trump quand il explique pourquoi il ferme les frontières etats-uniennes aux ressortissants européens ?




Enfin, comment se questionner en citoyen de façon logique (video 26 mars 2020): 

lundi 9 mars 2020

Rio, contrastes et segregation sociospatiale

En complément de l'exercice de schématisation sur Rio fait pour initier les élèves de 2nde à la méthode de l'exercice type bac (voir ici)  je leur ai aussi donné à faire sur une heure (qui s'est transformée en deux !) l'exercice noté suivant : à partir de la photographie de paysage, réaliser le schéma d'organisation spatiale . Le fichier est disponible ici.




J'ai rajouté comme consigne de rédiger en une page le texte d'analyse de leur photo de paysage : description/ explication qui s'appuie sur la légende. C'est un conseil reçu lors d'une formation à la cartographie que j'ai trouvé très pertinent : pour faciliter le passage texte-schématisation, il est aussi intéressant de le faire dans l'autre sens et donc de faire rédiger aux élèves des analyses  spatiales.

C'est un exercice qui leur a beaucoup plu et pour lequel ils ont obtenu de bons résultats...et cela m'a permis de vérifier dans la foulée ce qu'ils avaient compris de mon point méthodo. Enfin, grâce à ce tour d'horizon sur Rio, ma partie sur les inégalités socio-spatiales à l'échelle locale était faite (ciliegina sulla torta !)



Voici les éléments de correction. 



ce qui pourrait donner le texte suivant. 
La ville de Rio est devenue une ville touristique majeure du Brésil avec un taux de fréquentation touristique en croissance de 5% par an, surtout depuis les JO de 2016. C'est aussi une ville où la ségrégation socio-spatiale est le phénomène dominant pour comprendre l'organisation spatiale. En effet, il y a comme un gradient qui veut que plus les quartiers sont éloignés de la côte et plus ils sont pauvres. Le compartimentage des espaces du fait du relief accentue les disparités et les transforme en ségrégation : le long des plages se trouvent les quartiers riches et centraux de Copacabana et d'Ipanema. Un peu en retrait, coincés entre les collines sont les quartiers plus mélangés des classes moyennes. Derrière les monts Tijuca qui forment comme une barrière rocheuse et laissée naturelle (c'est un parc national) s'étale la partie pauvre de la ville de Rio. Et pourtant, entre Copacabana et Ipanema, sur le flanc le moins escarpé de la colline de Cantagalo, une favela s'est créée, îlot de pauvreté dans la partie la plus riche de la ville.

Car les quartiers qui  profitent le plus du tourisme sont justement les quartiers situés en bord de mer, habités par une population aisée  : Copacobana par exemple est mondialement connue pour sa plage en croissant de lune , avec la vue au nord sur le fameux "pain de sucre".  Ipanema est un quartier chic, chanté dans la bossa nova. Un boulevard longe le front de mer et sa promenade et relie les deux quartiers. Cette partie de la ville est densément équipée en infrastructures d'accueil pour les touristes nationaux et internationaux, au premier rang desquels les hôtels de luxe. Pour les visiteurs qui souhaiteraient ne pas se contenter du tourisme balnéaire et qui sont à la recherche d'un peu d'authenticité et d'une vie de quartier plus typique, la favela toute proche a été pacifiée par la police à l'occasion des JO et offre à l'activité touristique bed&breakfast et  petits restaurants. L'argent des touristes a provoqué une augmentation des prix, y compris des logements, ce qui engendre un processus de gentrification de ce quartier pauvre. La proximité de Copacabana et la vue qui plonge sur l'océan Atlantique et sur les plages sont deux atouts qui le rendent attractif. D'autres favelas plus lointaines (et sans aucun doute plus "typiques") n'ont pas cette chance...


R) J'y ai ajouté quelques compléments (vus dans l'exercice précédent sur Rio) pour proposer un texte que l'on peut transformer en schéma, si l'on ne veut pas faire l'exercice de transposition de la photo en schéma. 

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